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lui-même !

Bong-Ra
Méditations (2022)


Dans Bong-Ra, il y a Ra comme dans Sun Ra mais là s’arrête le rapport, encore qu’on pourrait dire qu’il y a du jazz dans Bong-Ra... si on veut comme dans des combos de la mouvance tels Dale Cooper Quartet & the Dictaphones (plus cool dans son approche) ou les presque trois identiques aux noms rigolos : Bohren & der Club of Gore, The Kilimanjaro Darkjazz Ensemble et The Mount Fuji Doomjazz Corporation qui est le seul dont j’avais réussi à écrire quelque chose (voir ICI).

Bong-Ra (un nommé Jason Köhnen plus des guests), ce sont quatre titres pour un disque de 37 minutes, c’est peu et largement suffisant. C’est toujours un peu pareil, ça cogne tant et plus, sans finesse, il y a une guitare qui fait une rythmique proche du metal, un oud qu’on n'entend peu, dommage, et un saxophone qui pourrait faire penser à certains qu’il s’agit de "doomjazz" appellation à la con qui ne veut pas dire grand-chose.

« Méditations », plutôt bien nommé est un disque qui est dédié à Marc-Aurèle, un gars qui avait de l‘humour, il écrivait des pensées pour lui-même, et vivait dans des temps presque immémoriaux dont il ne reste pas grand chose mais qu’importe car ça ne présente que peu d‘intérêt pour appréhender cette musique qui ne repose que sur l’atmosphère et ne titille que lorsque le sax intervient tout en nécessitant bien sûr un état d’esprit particulier.

Et ne crois qu’il faille moult écoutes pour en saisir toute la quintessence car au fil des écoutes, cette musique, bien que sans agressivité, lasse un peu par l'aspect quelque peu répétitif, le manque d’attrait mélodique et il n’en reste au final le plus souvent qu’une certaine froideur.