Dans Bong-Ra, il y a Ra comme
dans Sun Ra mais là s’arrête
le rapport, encore qu’on
pourrait dire qu’il y a
du jazz dans Bong-Ra... si on
veut comme dans des combos de
la mouvance tels Dale Cooper Quartet
& the Dictaphones (plus cool
dans son approche) ou les presque
trois identiques aux noms rigolos
: Bohren
& der Club of Gore, The Kilimanjaro
Darkjazz Ensemble et The Mount
Fuji Doomjazz Corporation qui
est le seul dont j’avais
réussi à écrire
quelque chose (voir ICI).
Bong-Ra
(un nommé Jason Köhnen
plus des guests), ce sont quatre
titres pour un disque de 37 minutes,
c’est peu et largement suffisant.
C’est toujours un peu pareil,
ça cogne tant et plus,
sans finesse, il y a une guitare
qui fait une rythmique proche
du metal, un oud qu’on n'entend
peu, dommage, et un saxophone
qui pourrait faire penser à
certains qu’il s’agit
de "doomjazz" appellation
à la con qui ne veut pas
dire grand-chose.
«
Méditations », plutôt
bien nommé est un disque
qui est dédié à
Marc-Aurèle, un gars qui
avait de l‘humour, il écrivait
des pensées pour lui-même,
et vivait dans des temps presque
immémoriaux dont il ne
reste pas grand chose mais qu’importe
car ça ne présente
que peu d‘intérêt
pour appréhender cette
musique qui ne repose que sur
l’atmosphère et ne
titille que lorsque le sax intervient
tout en nécessitant bien
sûr un état d’esprit
particulier.
Et ne crois qu’il faille
moult écoutes pour en saisir
toute la quintessence car au fil
des écoutes, cette musique,
bien que sans agressivité,
lasse un peu par l'aspect quelque
peu répétitif, le
manque d’attrait mélodique
et il n’en reste au final
le plus souvent qu’une certaine
froideur.