En
ces temps anciens, Carla Bley,
compositeur (-trice ?), pianiste
et chef d'orchestre, ouvrait
son jazz à d'autres horizons.
Elle
réunit ici quelques brillants
musiciens de la scène
jazz, du rock et du classique
et enregistre alors cet album
atypique avec l'aide d'un certain
Paul Haines pour les textes
(mais je m'en fous un peu, toi,
ça peut t'intéresser).
Il s'agit
d'une oeuvre où se mêlent
sans vraiment se rencontrer
la valse, le blues, la musique
country, les fanfares, les chansons
style cabaret années
30, le free-jazz, la musique
contemporaine, le jazz-rock
et la musique indienne. Tout
cela est joué le plus
souvent par un big-band fait
de cuivres majestueux et brillants.
Moi,
ce mélange de genre me
gène un peu par moment
et je n'adhère pas toujours.
Par contre j'aime beaucoup cette
longue plainte jazzy - avec
en solo le saxophone brûlant
de Gabo Barbieri - et nommée
"Smalltown agonist"
(à ne pas écouter
passé minuit), les morceaux
avec big-band, la trompette
fluide de Don Cherry et les
passages dans une sorte de jazz-world
music avant l'heure.
Et
pour conclure, je dirai que
si Carla Bley avait changé
de coiffure, elle ne serait
plus vraiment elle-même.