ACCUEiL

DiSQUES

CHRONiQUES MUSiCALES

AUtRES

Dans le minimalisme, l’absurde, le paranormal
ou le décalé

Blessing bell
Sabu (2002)

 

Igarashi (c’est l’ineffable Susumu Terajima) arrive de sa démarche nonchalante et découvre que son usine a définitivement fermé. Nouvelle dramatique pour l’ouvrier qui veut se faire seppuku, certes, elle laisse cependant Igarashi de marbre et il s’en va de sa démarche nonchalante être de marbre ailleurs.

En somme, fraichement chômeur et peut-être assailli de ce terrible mal qu’est la désinsertion sociale, voire l’absence de sens et la pression sociétale, Igarashi va chercher sa place dans le trafic tel le grand Francis Cabrel, c’est-à-dire dans les rues de Tokyo où, de lieu en lieu et de rencontre en rencontre, il croisera des gens qui meurent, des gens qui sont morts et des gens qui vont mourir car la mort est également un des thèmes de ce beau film de l’ineffable Sabu.

Ce dernier qui fut parfois, et est peut-être encore toujours, un autre Kitano, fait dans le minimalisme, l’absurde, le paranormal ou le décalé et Igarashi n’a pratiquement aucune ligne de texte. Et peut-être qu’à la fin de ce film différent, il trouvera le sens.

PS : Le fait d’avoir très peu de rôles principaux l’a aidé, mais Susumu Terajima a joué dans pléthores de films et avec des connus : Kitano évidemment, mais aussi Koreeda, Miike ou, ici, Sabu, même s’il l’est moins que les trois autres.

Igarashi est de marbre.