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C’était l’avènement
des idols

The blazing valiant
Toru Tsuchihash (1981)

 

Vous savez quel film dominait le box-office japonais en 1982 ? C’était « Les dieux sont tombés sur la tête ». Il devançait « Sailor suit and machine gun » et « The blazing valiant » qui sortirent en double programme (en décembre 81) et qui partagent donc la recette.

Les années 80 au Japon, souvenez-vous, c’était l’avènement des idols, et il suffisait de mettre une belle gueule à l’écran pour attirer les collèges environnants. Hiroyuki Sanada, dans sa vingtaine, fut une grande star outre Pacifique parce qu’il était beau, fort et cool. Et comme d’autres en d’autres temps, sa popularité était telle que le film importait finalement peu, pourvu que ça fasse hurler les minettes. Alors il chantait des ballades ahurissantes, car lorsque tu es une idol, tu es un touche-à-tout de génie. Ici Joe (c’est Sanada) veut prendre le bateau pour l’Afrique mais s’assoupit dans son train et se retrouve Dieu seul sait où, dans une ville à la botte d’une corporation malavisée.

Surpris par un cheval débridé, qu’il parvient à calmer, Joe se le voit confier par une famille dont le fils meurt en bagnole, prétendument par accident, mais plus probablement assassiné. Et si tu as l’impression que tous ces événements n’ont aucun lien entre eux, tu as raison. Toujours est-il que Joe s’en mêlera, malgré lui d’ailleurs, et fera ses cascades lui-même en affrontant des motards bigarrés lors d’une scène absurde et mal filmée, improvisera une danse étourdissante et bottera finalement le cul de tout le monde dans ce film sans grande valeur et sans petite valeur non plus.



Une adolescente qui aime Sanada parce qu’il est beau et
fort et un cheval qui aime Sanada parce qu’il est fort et beau.