En ces temps lointains, Beck
voulait devenir le Mahavishnu
Orchestra en lieu et place de
McLaughlin, cet autre guitariste
volubile et grand maître
du jazz-fusion qui commençait
un peu à s'essouffler
et dont le mac susnommé
se lassait un tantinet. Essaie
de faire du jazz-rock plus d’un
disque, tu verras !
Donc Beck embauche deux ex-Mahavishnu
(Walden et Hammer) et se lance
à corps perdu dans le
style avec en bonus un peu de
funk.
L’ensemble est un peu
trop gonflé d’effets
très factices avec plein
de moog en veux-tu en voilà.
Certes, Beck est un guitariste
inspiré dans ses solos
mais ça ne va pas plus
loin car le genre musical proposé
prend un peu la tronche.
"Led boots" singe
la Mahavishnu, pourquoi ? "Come
dancing" et "Head
for backstage pass" ont
des airs de la musique d’Hancock
de la même époque,
re-pourquoi ? "Sophie"
est fade, "Play with me"
et "Love is green"
se la rejouent respectivement
tics mahavishnien et hancockien.
Seuls "Blue wind"
et la reprise du "Goodbye
pork pie hat" de Mingus
m’accrochent un peu dans
un album trop démonstratif,
sans réelle personnalité
avec un son plutôt daté.