Tu
veux continuer d'écouter
du jazz, oh, la bonne idée
!
Mais tu en as marre de cette cohorte
de petits prétentieux qui
te proposent un jazz pseudo-intello-emmerdant
qui n’a plus rien de jazz.
Tu ne supportes plus ceux qui
vont chercher ailleurs dans d’autres
horizons musicaux une raison d’exister
artistiquement dans une bouillabaisse
factice.
Tu exècre les nullos qui
t’abreuvent de crottes free
aussi éloignées
de la musique que du jazz…
Alors, je te propose d’acheter
sans tarder cette compil de Sidney
Bechet, musicien né aux
USA à la fin du 19e siècle
et mort en France en la triste
année 1959 comme le japonais
Akasuki Tiramissu qui avait failli
inventer la machine à détecter
la connerie, c’est dire
à quel point 1959 fut triste.
Bechet te propose avec sa clarinette
inspirée et sensuelle,
des solos jouissifs, des mélodies
bien senties, une musique joyeuse,
conviviale, exubérante,
rythmée où on trouve
ce qui fait l’essence et
la pérennité du
jazz :
le
swing ?
le pathos ?
le minimalisme ?
Putain, t'as tout faux ! En fait,
c'était le premier : le
SWING
!!
Et
tout ce que j’ai cité
plus haut est particulièrement
apte à tuer le jazz que
la musique de Bechet n’en
finit pas de ressusciter.
Les inoxydables de cette compil
: "Les oignons" (‘presque
à pleurer, ouais, je suis
trop drôle), le jovial et
radieux "Dans les rues d’Antibes",
le bluesy "Premier bal",
l’enjoué "Marchand
de poissons", le très
mélodieux "Rose de
Picardie", l’incontournable
"Nuages" de Reinhardt
et bien sûr, cerise sur
le gâteau, "Petite
fleur" qui fut l’une
des rares grosses ventes du jazz.
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un
autre grand
moment de musique
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Osons
!
Un
jour, Céline écouta
un album de metal extrême.
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