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disques

CHRONiQUES MUSiCALES

AUTRES

Joyeux, convivial,
exubérant

Sidney Bechet
Petite Fleur(1988)


Tu veux continuer d'écouter du jazz, oh, la bonne idée !

Mais tu en as marre de cette cohorte de petits prétentieux qui te proposent un jazz pseudo-intello-emmerdant qui n’a plus rien de jazz.

Tu ne supportes plus ceux qui vont chercher ailleurs dans d’autres horizons musicaux une raison d’exister artistiquement dans une bouillabaisse factice.

Tu exècre les nullos qui t’abreuvent de crottes free aussi éloignées de la musique que du jazz…

Alors, je te propose d’acheter sans tarder cette compil de Sidney Bechet, musicien né aux USA à la fin du 19e siècle et mort en France en la triste année 1959 comme le japonais Akasuki Tiramissu qui avait failli inventer la machine à détecter la connerie, c’est dire à quel point 1959 fut triste.

Bechet te propose avec sa clarinette inspirée et sensuelle, des solos jouissifs, des mélodies bien senties, une musique joyeuse, conviviale, exubérante, rythmée où on trouve ce qui fait l’essence et la pérennité du jazz :

le swing ?
le pathos ?
le minimalisme ?

Putain, t'as tout faux ! En fait, c'était le premier : le SWING !!

Et tout ce que j’ai cité plus haut est particulièrement apte à tuer le jazz que la musique de Bechet n’en finit pas de ressusciter.

Les inoxydables de cette compil : "Les oignons" (‘presque à pleurer, ouais, je suis trop drôle), le jovial et radieux "Dans les rues d’Antibes", le bluesy "Premier bal", l’enjoué "Marchand de poissons", le très mélodieux "Rose de Picardie", l’incontournable "Nuages" de Reinhardt et bien sûr, cerise sur le gâteau, "Petite fleur" qui fut l’une des rares grosses ventes du jazz.

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un autre grand
moment de musique

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Osons !



Un jour, Céline écouta un album de metal extrême.