Figure-toi
que, tantôt, je viens
de m'écouter seul, en
compagnie de moi-même
- c'est là que je suis
le mieux (pour la musique s'entend)
- une énième fois
ce célèbre album
des quatre gars de Liverpool
avec George Martin...
En fait, ils étaient
cinq et permets-moi de te dire
que les quatre plus un ne m'ont
guère transporté
dans quelques chansons pop très
vite lassantes comme "Good
morning" (bien qu'elle
soit un rien plus rock), celle
d'Harrison avec sitar, un peu
longue et chiante, "Being
for the Benefit of Mr. Kite!",
"Getting better" et
"Fixing a hole", loin
de bouleverser et peu dignes
d'un disque catalogué
un peu partout comme l'album
du siècle.
Malgré tout dans cette
oeuvre de musique rock-pop assez
enjouée qui taquine le
psychédélique,
j'apprécie les deux premiers
titres qui sont bien envoyés
et judicieusement enchaînés.
"Lucy in the sky..."
a une belle mélodie,
quelques effets novateurs et
surtout tout le long de l'album
il y a une production de premier
ordre, des arrangements de qualité
et des musiciens additionnels
judicieusement utilisés.
On y trouve aussi un sympathique
rock fort bien envoyé
et nommé "Lovey
Rita" et en fin de disque
on a droit à l'étonnant
"A Day in the life"
où ça déborde
aisément des limites
de la chanson pop traditionnelle
avec en bonus un orchestre symphonique.
Du coup, quelques béotiens
ont cru y entendre comme les
prémices d'un style que
d'aucuns appelleront "rock
progressif" alors que tout
le monde sait pertinemment qu'il
a commencé officiellement
en 65 avec le premier 45 tours/deux
titres culte du groupe culte
The Soft Pink Mellotron du musicien
ardéchois Gérard
Rapabois, culte aussi, qu'en
cherchant bien tu dois retrouver
sur la pochette (pas celle d'en
haut mais l'autre, la vraie).