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Film de guerre
satirique

La Bande des têtes brûlées
fait route vers l'ouest
Kihachi Okamoto
(1960)

 

Un titre tel que "La Bande des têtes brûlées fait route vers l'ouest" donne l’impression de regarder une comédie siphonnée des années 70, du style "Les bidasses s’en vont en guerre. C’est sans doute pour cette raison qu’il fut renommé par d’aucuns "À l’ouest, du nouveau", ce qui n’est pas forcément meilleur, mais sonne moins idiot.

Quoi qu’il en soit, si comparer Okamoto à Zidi est sans doute très excessif (de même que de le comparer à Erich Maria Remarque), ce deuxième "têtes brûlées" est bien plus une comédie que ne l’était son prédécesseur, avec des blagues finalement pas bien fines (j’ai cependant bien aimé le fusil qui tire trop à droite).

Puisqu’on reprocha à Okamoto un trop grand nombre de morts dans le premier épisode, il décida de ne plus tuer de Chinois (quelques-uns tout de même) et de réaliser un film gai. Il se moque toujours de l’armée où il fut et de la guerre qu’il fit et illustre l’absurdité du second conflit mondial comme il l’a déjà fait et le refera par la suite.

Même si ce "têtes brûlées" n’est pas une suite stricte du premier, on y retrouve une douzaine d’acteurs en commun dont l’ineffable Makoto Sato avec son jeu tout en dents. Ses sbires et lui s’enfoncent dans le no man’s land afin de récupérer un drapeau perdu que convoite l’ennemi. Il s’agit de l’objectif idiot et inutile de tout bon film de guerre satirique. Ils sont évidemment dans les confins de la Chine, errent dans des décors désolés et ont maille à partir avec la guérilla. On trouve aussi une ou deux jolies filles.

Si Okamoto entre alors dans sa décennie de bourre (les 60’s), il faut bien reconnaître que ce n’est pas ce qu’il a fait de mieux.



Makoto Sato, son drapeau et ses dents.