Comme
tout un chacun chez les chanteurs
de variété française,
Hugues Aufray avait sorti lui
aussi son disque de duos qu'il
n'avait pas encore à
lui et que les autres avaient.
Mais
au lieu de reprendre "L'épervier"
ou "Debout les gars",
il avait repris, devine quoi
? Eh bien oui, il avait repris
encore du rab de Dylan !
Et
avec l'aide de chanteurs (et
une chanteuse) dans l'air du
temps qui passait, il ressortait
les sempertinelles adaptations
de Robert Zimmerman dans un
style très mièvre,
édulcorant (vulgarisant
même) au maximum des oeuvres
qui jadis brillaient en V.O.
par leur personnalité
et leur puissance.
Des
chanteurs présents seuls
Hallyday (dans "Forever
young") et Aufray s'en
tirent plutôt bien. Les
autres n'expriment pas grand
chose et y sont pour beaucoup
dans le mièvre se dégageant
de ces adaptations peu convaincantes.
Bref,
avec cet album qui commençait
par un titre parlé ("New
Yorker") plein de clichés
où Aufray racontait ses
rencontres avec Dylan et avec
une interprétation sans
réelle conviction et
une traduction parfois quelque
peu limite, Hugues Aufray semblait
avoir enfin épuisé
son projet "Dylan"
que j'espère enfin clos.