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CHRONiQUES MUSiCALES

AUtRES

Surprenant,
original, frais

Aphrodite's Child
666 (1972)


Aphrodites' child était un groupe que tu as sûrement déjà écouté dans le temps quand tu étais jeune. "Rain and tears", en plus d'être pompé sur un truc classifiant dont j'ai oublié le nom, c'était quelque chose... Tu n'es pas vieux ? Qu'importe, tu as dû le trouver en 45 tours dans la discothèque de tes parents où il doit y avoir quelques merveilles.

Aphrodite's child, c'était le groupe des grecs Demis Roussos et Vangelis (tous les deux décédés depuis) qui, avant de sombrer dans le mielleux d'une variété qu'on appellera "internationale" (pour être gentil) et dans des thèmes doucereux pour films de masses, avaient enregistré cet étonnant album.

Il s'agit d'une interprétation très libre de l'apocalypse de Saint-Jean. D'où le titre "666".

C'est un double album composé par Vangelis Papathanassiou (qui n'a pas encore supprimé son nom du livret intérieur). Il joue un peu de tout et des claviers, bien sûr.

Il s'agit d'un travail ambitieux mais pas du tout prétentieux et où l'on trouve différentes directions. D'abord des emprunts à la musique psyché de cette époque (Les années 70. On a même l'impression par moments d'entendre le groupe Amon Düül). Ensuite ça rappelle le folklore grec et de belle façon. C'est rock aussi. On y perçoit quelques passages jazzy. Le tout ne faisant pas le moins du monde collage gratuit. Et entrecoupé de déclamations. C'est normal, nous avons affaire à un concept-album.

En plus le guitariste Silver Koulouris se montre plutôt inspiré. Il y a aussi Harris Halkitis qui joue de la basse même si tu t'en fous, du sax et des percussions et un français nommé Michel Ripoche, au trombone et au saxo ténor. Il y a même un curieux passage où Irène Papas se la joue... érotique. Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaah !

Bref, cet album est souvent délirant. Il est vrai qu'il souffre parfois d'un trop et d'un arrière-goût de variétoche... mais à peine. Parfois, ça part un peu n'importe où. Il est un rien complaisant aussi et pas toujours porté par la voix limite de Roussos (mais ce n'est pas toujours lui qui chante).

Malgré tout, dans l'ensemble, il mérite largement qu'on s'y attarde car c'est surprenant, original, frais et même... progressif, c'est dingue !

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un autre grand moment
de la vie culturelle

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Les tristes heures de l'écologie !

On ne sait plus où balancer tous les
CDs de la discographie complète de Jul.