Si
tu pensais que le premier « Angel
terminators » était resté
fils unique, détrompe-toi, car
il existe un « Angel terminators
2 » ! Mais tu as tout de même
raison car ce numéro 2 n’a
rien en commun avec le numéro 1
et n’en est donc pas la suite. Seulement,
le gars qui avait trouvé le titre
était bien trop fier ou flemmard
pour ne l’utiliser qu’une
seule fois.
Bref,
comme dans d’autres « girls
with guns » et fidèle aux
polars de Tony Liu, Sibelle Hu est une
policière brusque et nerveuse qui
veut mettre la main sur un trafiquant
arrogant sans foi ni loi. Faute
de preuves, elle piétine et commet
quelques impairs, par impatience, au grand
dam de son patron.
Au
même moment, une délinquante
sort de prison (c’est Yukari Oshima)
et retrouve ses potes dont Moon Lee, ce
qui permet de recréer l’ineffable
trio: Hu, Lee, Oshima.
Le film traite quelques thèmes
sérieux, mais par-dessus la jambe
puisque ce n’est qu’une formule
plus ou moins calquée qui te mène
de scène d’action en scène
d’action avec les changements de
ton abrupts caractéristiques, parfois
mélo affecté, d’autres
fois humour potache.
Les
trois castagneuses sauveront et vengeront
leurs camarades lors de combats échevelés
(qui t’ont sans doute convaincu
de regarder ce film), mais qui sont malheureusement
rares et courts.
Le
« girls with guns » est un
sous-genre de petite envergure qui me
donne souvent l’impression de ne
pas s’assumer, comme si son scénario
parfaitement générique et
le développement de ses personnages
étaient la partie importante, ce
qui ne me semble pas du tout être
le cas.
Yukari Oshima dans son premier rôle
sensible.