«
Angel terminators » (quel titre
!) est une énième déclinaison
du « girls with guns » avec
le strict respect de ses codes et plus
généralement de ceux du
polar hongkongais.
En
résumé et comme tu l’as
compris depuis bien longtemps, seule l’action
mérite ici un coup d’œil
(c’est-à-dire une vingtaine
de minutes), les fusillades parce que
loufoque et le kung-fu parce que spectaculaire.
Tout
le monde passe à travers les vitres,
les murs et les tables, et en retour,
tout un tas d’objets leur passe
à travers le corps et, à
quelques détails près, tout
le monde meurt.
Dès
que ça pétarade, l’ensemble
des figurants mitraille en courant de
façon aléatoire lors d’attaques
fendardes durant lesquelles ils font strictement
n’importe quoi. Le reste est pénible
et tu tutoies régulièrement
les profondeurs d’une sous-catégorie
de polar jusqu’au baron de la drogue
d’une rare méchanceté
qui pisse sur son béguin.
Parce
que tu l’as également compris,
des femmes flics expéditives et
expertes des arts martiaux tentent ici
de confondre des trafiquants menés
par deux ineffables : Kenneth Tsang et
Dick Wei.
Finalement,
si tu fais preuve de bonne volonté
et que tu souhaites tout de même
t’investir dans ce film, rassure-toi,
la musique effroyable t’en fera
sortir instantanément.
Dick Wei a maille à partir avec
deux girls sans guns.