En
82, un an à peine après
que Mitterrand eut fêté
les gloires françaises
au Panthéon, le groupe
Ange, grand prêtre du prog
franco-français rural fêtait
les gloires de la chanson française.
On a droit à du Brel, du
Brassens, de l’Aznavour,
du Nougaro, du Polnareff, du Dutronc
mais pas de l'Obispo, et pour
cause.
Et c’est la catastrophe
!
Ange ne réussit que rarement
à convaincre et des chansons
comme "Il est cinq heures
Paris s'éveille" ou
"Les copains d'abord",
pour n'en citer que deux, font
vraiment peine pour ce groupe
dont j’aime bien "Emile
Jacotey" ou "Au delà
du délire".
Le son est moche, l’accompagnement
sans relief, la voix trop décalée
car un peu trop maniérée
et le groupe ne réussit
pas à s’approprier
la musique des autres comme cela
doit être le cas dans un
album de reprises digne de ce
nom.
Du coup, ce disque à propos
de quelques grands moments de
la chanson de par chez nous est
un presque désastre artistique
même pas sauvé par
les versions pas trop foireuses
du "Moribond" de Brel
et du "Bal des Laze"
(très prog) de Polnareff.