Dans
le Japon des années 30,
alors que le pays s’en
va ferrailler dans sa guerre
de la grande Asie orientale
et que triomphe la fougue martiale,
un jeune bouillonnant est transféré
dans une nouvelle école
où il a maille à
partir avec d’aucuns qui
finissent par avoir des vues
sur sa demi-sœur. Seulement
celle-ci est amoureuse d’un
jeune batelier pacifiste moqué
par l’engeance va-t-en-guerre
et qui sera bientôt rattrapé
par l’armée. Il
s’agit de Toshinori Omi
qui a joué dans tous
les films japonais des années
80.
Ce
« Allons à la campagne…
» respecte cette même
construction qui se retrouvera
dans d’autres films d’Obayashi,
c’est-à-dire en
« tranches de vie »,
anecdotes et différents
moments, avec des enfants/ados
qui, ici, miment la guerre et
s’éveillent assurément
aux choses fascinantes de la
puberté, en proposant
un jeu assez statique et pas
forcément juste, le tout
dans de mignonnes ruelles du
pourtour de la mer de Seto (Tomocho
ou Fukuyama).
Et puis le film plan-plan comique
s’emballe à 30
min de la fin puisque le véritable
enjeu se situe dans le destin
du garçon pourchassé
par un sergent fanatique et
de la fille vendue à
un terrible souteneur incarné
par un grand ineffable, le rigolard
Makoto Sato. La forme de la
conclusion de ce film antimilitariste
est d’ailleurs infiniment
digne d’Obayashi.
PS
: Notez que ce film, pratiquement
uniquement tourné en
plans fixes, existe en deux
versions : en noir et blanc
pour le cinéma et en
couleur pour la télé.
PS2
: Il s’agit de la première
des très nombreuses collaborations
entre Obayashi et Yasufumi Hayashi
qui ici, à 15 ans (il
est à moitié pardonné)
a un jeu tout en moues bizarres.
Makoto Sato se fait lourdement
shampooiner