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Plan-plan comique

Allons à la campagne, à la montagne,
au bord de la mer

Nobuhiko Obayashi (1986)

 

Dans le Japon des années 30, alors que le pays s’en va ferrailler dans sa guerre de la grande Asie orientale et que triomphe la fougue martiale, un jeune bouillonnant est transféré dans une nouvelle école où il a maille à partir avec d’aucuns qui finissent par avoir des vues sur sa demi-sœur. Seulement celle-ci est amoureuse d’un jeune batelier pacifiste moqué par l’engeance va-t-en-guerre et qui sera bientôt rattrapé par l’armée. Il s’agit de Toshinori Omi qui a joué dans tous les films japonais des années 80.

Ce « Allons à la campagne… » respecte cette même construction qui se retrouvera dans d’autres films d’Obayashi, c’est-à-dire en « tranches de vie », anecdotes et différents moments, avec des enfants/ados qui, ici, miment la guerre et s’éveillent assurément aux choses fascinantes de la puberté, en proposant un jeu assez statique et pas forcément juste, le tout dans de mignonnes ruelles du pourtour de la mer de Seto (Tomocho ou Fukuyama).

Et puis le film plan-plan comique s’emballe à 30 min de la fin puisque le véritable enjeu se situe dans le destin du garçon pourchassé par un sergent fanatique et de la fille vendue à un terrible souteneur incarné par un grand ineffable, le rigolard Makoto Sato. La forme de la conclusion de ce film antimilitariste est d’ailleurs infiniment digne d’Obayashi.

PS : Notez que ce film, pratiquement uniquement tourné en plans fixes, existe en deux versions : en noir et blanc pour le cinéma et en couleur pour la télé.

PS2 : Il s’agit de la première des très nombreuses collaborations entre Obayashi et Yasufumi Hayashi qui ici, à 15 ans (il est à moitié pardonné) a un jeu tout en moues bizarres.



Makoto Sato se fait lourdement shampooiner