Alice
Cooper
Alice
Cooper's Greatest Hits
(1976)
Alice
Cooper était au départ
le nom du groupe qui devint
rapidement celui de son chanteur
nommé Vincent Furnier.
Je l'ai lu sur www.bouses.com.
Il s'agit d'abord de proposer
un show outré. Grand-guignol.
Du hard-rock banal mais très
visuel. Et subséquemment
de trouver un nom de groupe
provocateur. Pourquoi Alice
? Eh bien je vais te le dire
: cela venait d'un livre plutôt
sulfureux pour l'époque
nommé Alice au pays
des mères maquerelles
que Vincent avait lu dans son
adolescence dans les WC de l'institution
Saint-François d'Assise
où son père l'avait
inscrit par convictions religieuses
et le souci légitime
de faire de son rejeton un pharmacien
parce que papa ne l'était
pas. Quant à Cooper
c'était le nom de son
acteur préféré,
celui qui jouait dans Grace
Kelly sifflera trois fois.
Je l'ai lu sur www.kitsch.org.
Je te signale quand même
à propos de pseudo et
sans vouloir le moins du monde
digresser que beaucoup d'artistes
changèrent de nom avant
de se lancer dans la chanson.
Tu veux un exemple ? Non ? Alors
revenons à notre Alice...
Sur scène il se grimait
pour donner un peu de piment
à son show et attirer
aussi l'attention des ligues
mal-pensantes de l'époque
et des mal-entendants dont on
sait qu'ils peuplent plus que
de raison les salles de concert
de rock et que s'il n'y a rien
à regarder ils s'emmerdent
assez rapidement. De plus, Alice
portait sur ses épaules
un boa par ailleurs sans doute
très peu mélomane
et sûrement dur au mal.
Un de ces boas dont on fait
les flûtes. Parfois, summum
du mauvais goût, Alice
simulait une macabre pendaison.
Mais on ne peut raisonnablement
lui reprocher car comme disait
l'autre : "La
pendaison papa, ça se
commande pas."
A cet instant on pourrait légitimement
se poser la question suivante
: doit-on pour autant mépriser
Alice Cooper et sa musique ?
Je réponds non. En effet,
Alice Cooper a finalement bien
réussi à exprimer
la réalité de
la classe moyenne américaine
qu'il voulait refléter.
Tout en médiocrité.
Et même s'il ne marquera
pas la musique de son empreinte
il a été fort
utile au rock. Il a permis à
Marilyn Manson, le fils spirituel,
d'éclore bien que les
mal-voyants ne puissent pas
l'apprécier à
sa juste valeur. Mais ce n'est
pas forcément une mauvaise
chose.