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Évite le piège
du formaté

Damon Albarn
Everyday Robots (2014)

 


Damon Albarn, tu ne le sais peut-être pas, est un gus qui fit partie de Blur, ce truc britpop qui, dans le temps, cassa les oreilles (enfin, pas toujours, j’en veux pour preuve "13" ou "Think Tank" dont je me fis le laudateur ici-même sur effet larsen, le site qui n’a pas peur d’aimer des disques de l’ancien groupe d’Albarn).

Donc, en 2014, le gars qui a un peu vieilli ne fait plus du Blur. Bonne idée, mon cher Damon ! Il fait de la pop intimiste avec jolies mélodies nostalgiques accompagnées d’arrangements judicieux et d'agréables d’intruments avec des effets de bon goût qui sonnent souvent comme un coeur qui bat. C’est plaisant.

"Everyday Robots" est un disque tout en retenu, sans clinquant, ni énervé pour rien, contrairement à ce qui se fit le plus souvent chez Blur qui signifie en étrusque : ceux qui voulaient se faire plus de thunes qu'Oasis alors que, figure-toi, Oasis signifie : ceux qui voulaient se faire plus de thunes que Blur. Ouais, comme je te le dis.

Bon, cet album souvent apaisé, d'autres fois, presque fièvreux, n’est pas toujours au top, avec des vocaux nonchalants qui peuvent ne pas forcément convaincre dans un ensemble souvent intéressant mais pas bouleversant et qui évite quand même le piège du formaté.